Comme vous le savez maintenant, je suis adepte du bondage. J’ai découvert cette pratique sexuelle il y a quelques années maintenant (et j’en découvre encore) et je sais donc par expérience que lorsque l’on débute en bondage, ce n’est pas évident.
L’art du bondage ne s’improvise pas. Entre la pratique en elle-même, les termes utilisés, la sécurité, trouver le bon partenaire…….. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup de choses à vous dire sur le bondage et quelques conseils pour que tout se passe bien 😊 !
Pour la petite histoire
Le bondage n’est pas une pratique BDSM récente, bien au contraire. Au départ de son histoire, le bondage était utilisé comme torture auprès des prisonniers par l’armée. Pas très réjouissant tout ça, je vous l’accorde.
Mais tout change au 15e siècle car le bondage est élevé au rang par l’aristocratie nippone et dévient donc une pratique érotique.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Les pratiques BDSM se démocratisent mais ce n’est pas encore gagner pour en parler entre amis à l’apéro entre un Curly et une cacahuète 😉. Les jeux érotiques sadomasochistes et le bondage sont encore tabous car ils souffrent d’une connotation péjorative car ils impliquent soumission, domination et douleur physique.
Pourtant, le bondage, lorsqu’il est pratiqué dans les règles de l’art et avec attention, peut être une véritable source d’un plaisir nouveau et d’autant plus intense.
Alors c’est quoi vraiment le bondage ?
Il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Je vais donc vous dire ce qu’est vraiment le bondage car je dois dire qu’on entend un peu tout et n’importe quoi sur cette pratique BDSM. Non cela ne consiste pas à être ficelé comme le rôti de belle-maman le dimanche 😉.
Le bondage se traduit par l’art des liens. Il repose sur l’opposition entre le dominant, ce qui nous les cordes, et le dominé, celui qui est attaché. Le principe du bondage consiste donc à ce qu’une personne attache l’autre dont certains mouvements sont entravés.
Vous vous demandez peut-être quel plaisir a le dominé et quel plaisir a le dominant. Je vais d’abord vous parler du dominé, c’est-à-dire de la personne soumise puisque c’est mon cas lorsque je pratique le bondage.
J’aime en tant que dominée pouvoir m’abandonner entièrement aux mains de mon partenaire dominant et laisser libre court à mon esprit. J’éprouve du plaisir à être attachée, observée, touchée et n’avoir aucune emprise sur le moment présent. Les cordes autour de mon corps provoquent une onde de plaisir en moi.
Le partenaire dominant aime que l’autre lui fasse entièrement confiance. Il aime également être celui et l’unique décisionnaire de la tournure que prend le bondage. Il aime et est excité de voir sa ou son partenaire ainsi dominé.
Avec le bondage, on peut encorder chaque partie du corps afin d’augmenter le désir et le plaisir. Les liens maintiennent le corps du dominé selon une technique bien pensée qui s’inspire des nœuds marins. On ne saucissonne pas la personne dominée hein 😉.
Pour les liens, les adeptes du bondage peuvent utiliser une corde classique, des liens de soie, du ruban adhésif etc.
Chacun ses préférences. Il n’y a pas vraiment de règles. Je préfère par exemple les menottes en cuir que celles en métal qui me font mal.
Un plaisir qui doit avant tout être partagé
Le principe du bondage est de prendre du plaisir voire d’avoir un orgasme en étant attachée ou en attachant l’autre. Beaucoup de couples commencent le bondage pour pimenter leur vie sexuelle.
Il est IMPORTANT que les deux partenaires soient d’accord. Communiquer est essentiel et le consentement de l’un et de l’autre est au centre de tout. Si vous ne connaissez pas grand-chose au bondage, renseignez-vous, informez-vous, allez-y en douceur et sans vous précipiter.
Le bondage est une pratique BDSM qui doit avant tout procurer du plaisir sexuel. L’utilisation des liens doit être le fruit d’une volonté commune entre les deux partenaires. Elle doit également être mise en œuvre de façon à ne pas provoquer un inconfort qui n’est pas désiré. Un climat de confiance est essentiel lors du bondage.
Lorsque je trouve un partenaire de bondage sur un site de rencontre BDSM, j’échange toujours avant avec lui pour lui dire ce que j’aime, ce que je n’aime pas, ce que je ne veux pas.
Attention aux dérives du bondage
Si le bondage appartient aux jeux SM, il ne doit pas pour autant être synonyme de douleurs, bien au contraire. Attention donc aux dérives du bondage et à ne pas vous retrouver dans la page « Faits Divers » de votre quotidien.
Des liens trop serrés, des liens serrés au mauvais endroit peuvent être une source de douleur qui n’est pas désirée par la personne dominée. J’ai une expérience de bondage avec un homme qui voulait me passer une corde autour du cou. J’ai refusé car j’ai estimé que cela pouvait bloquer ma respiration et donc être dangereux.
Encore une fois, le dominant en bondage doit toujours être à l’écoute de la personne dominée tout au long de l’acte.
Il est également important de définir un safeword. Ce mot (moi c’est fraise 😉) est une sécurité pour prévenir l’autre d’arrêter immédiatement. Avoir ce mot rassure car je sais que beaucoup de personnes dominées craignent que tout dérape à un moment donné et de ne pas savoir comment le faire comprendre à l’autre.
Mon avis sur le bondage
J’aime le bondage parce qu’il me permet de m’abandonner. Lors de ce type de soirée, je suis soumise, à l’inverse de ma vie quotidienne. En étant immobilisée par des liens, je suis obligée de me laisser aller. M’en remettre à mon partenaire m’apaise. Me faire attacher est mieux qu’un anti-dépresseur après une longue semaine de travail 😉.
Le bondage a des effets sur tout mon corps. Il explore de nouvelles zones érogènes et me permet de découvrir que mon corps peut réagir à certains liens sur ma peau, certaines positions, certaines impossibilités de bouger.

